Privatisation de la Fran231;aise des jeux : pour ou contre ?
JPG. MARTIGNONI-HUTIN
Sociologue, Centre Max Weber, Universit233; Lumi232;re (Lyon
II)
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LE GOUVERNEMENT D'EDOUARD PHILIPPE VEUT FAIRE ENTRER DE L'ARGENT
DANS LES CAISSES DE BERCY EN CEDANT DES ACTIFS DETENUS PAR L'ETAT,
ET NOTAMMENT CEUX QUI NE SONT PAS COTES (BANQUE POSTALE, FRANCAISE
DES JEUX230;)
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RESTE A SAVOIR S'IL FAUT CEDER A LA FACILITE ET PRIVATISER LA
FRANCAISE DES JEUX, OU CONSERVER PRECIEUSEMENT CEBIJOU DE FAMILLE TRES ANCIEN DE LA REPUBLIQUE DES JEUX ?
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CE CHOIX POLITIQUE, FINANCIER, FISCAL, SYMBOLIQUE230;. DE LA NON
PRIVATISATION DE LA FRANCAISE DES JEUX POURRAIT ACCOMPAGNER UNE
REFONDATION AMBITIEUSE DE LA POLITIQUE DES JEUX DE LA FRANCE QUI,
DEPASSANT LES RECOMMANDATIONS DE LA COUR DES COMPTES, SERAIT EN
HARMONIE AVEC LE PROJET PRESIDENTIEL
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Le dossier de la privatisation de la Fran231;aise Des Jeux (FDJ), qui a
plusieurs fois d233;fray233; la chronique ces derni232;res
ann233;es, notamment en 2008 et 2014 (1), risque de revenir sur la
sellette 224; la rentr233;e. Bruno Lemaire ayant annonc233; au
S233;nat le 6 juillet, qu'il proc232;derait 224; la vente d'actifs
non strat233;giques pour faire entrer 10 milliards dans la bougette de Bercy. Ce pactole sera destin233; 224; alimenter
un Fond sur « l'innovation de rupture » (2) et non 224; combler le tonneau des Dana239;des du d233;ficit budg233;taire. Si
peu d'information ont filtr233; sur ces « prochaines cessions de
l'Etat actionnaire » (3) r233;alis233;es par l'APE (Agence des
Participations de l'Etat) et Bpifrance, la FDJ apparait comme une proie facile, en tant que soci233;t233; non cot233;e en
tr232;s bonne sant233; financi232;re. Quatri232;me loterie
mondiale, deuxi232;me loterie europ233;enne derri232;re Lottomatica (
la loterie italienne), la FDJ revendique 26 millions de joueurs.
Si les 233;l233;ments qui militent en faveur d'une privatisation de
l'op233;rateur des loteries sont anciens et connus, les arguments qui
invitent 224; conserver cette pr233;cieuse p233;pite ludique
dans le giron de l'Etat le sont moins, alors qu'ils apparaissent nombreux,
pragmatiques et peut 234;tre m234;me strat233;giques dans le cadre
d'une nouvelle Politique Des Jeux.
Souhaitons que le ministre de l'233;conomie entendent ces arguments et ne
se pr233;cipite pas en faveur de la solution de facilit233; : « se
s233;parer de sa poule aux œufs d'or » (4) en la
privatisant. Gageons que le Pr233;sident de la R233;publique prenne le
temps de la r233;flexion avant de proc233;der 224; son arbitrage,
m234;me si, selon Les Echos, Christian Eckert (5) a r233;v233;l233;
sur son blog qu'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, «
aurait pouss233; il y a deux ans 224; la vente de la FDJ ... » (6)
Mais E. Macron n'est plus ministre. Il pr233;side au destin de notre pays
et semble vouloir inscrire son action dans la dur233;e, le pragmatisme et
- si n233;cessaire - la rupture. Cela pourrait modifier les choses. Car,
outre le fait qu'il y a sans doute « une pr233;f233;rence
fran231;aise pour le monopole « comme l'a not233; r233;cemment
Jean Marc Vittori dans les Echos ( 7 ) ce choix politique » de ne pas
privatiser totalement la FDJ pourrait accompagner une refondation
ambitieuse de la Politique Des Jeux de la France qui, d233;passant «
les recommandations de la Cour des Comptes », serait en harmonie avec
le dessein pr233;sidentiel.
L'arriv233;e d'E. Macron bouleverse en effet le paysage politique
national. M234;me si l'industrie des jeux de hasard et d'argent (JHA)
n'est pas un dossier prioritaire pour le gouvernement, tous les secteurs
233;conomiques seront concern233;s par cette nouvelle donne dans les
mois qui viennent. Consid233;rant les ambitions nationales et
internationales du chef de l'Etat, sa volont233; d'aboutir, de sortir des
blocages traditionnels, de « l'ancien monde » et des «
vieilles m233;thodes »230; les op233;rateurs ludiques peuvent
profiter de cette opportunit233; pour valoriser de mani232;re
p233;renne leurs nombreux atouts, leur poids 233;conomique et culturel,
leur histoire ; mais ils doivent surtout (notamment les casinos et le PMU)
afficher leurs ambitions et ne pas se contenter de mettre en avant leurs
revendications.
Le fait que le nouveau locataire de l'Elys233;e mette
syst233;matiquement en avant des fondamentaux et des probl233;matiques
que les acteurs de l'233;conomie des jeux connaissent bien (travail,
efficacit233;, r233;sultat, transparence, moralisation, emploi,
d233;veloppement 233;conomique, excellence Fran231;aise, marque
« France », baisse de la fiscalit233; pour favoriser
l'activit233;, n233;cessit233; d'amoindrir et de simplifier la
r233;glementation230;) constitue des 233;l233;ments objectifs
favorables au secteur.
En finir avec l'Etat Croupier ....
Privatiser partiellement ou totalement la FDJ (d233;tenue 224; 72% par
l'Etat) ( 8) permettrait de satisfaire Bruxelles qui n'aime pas les
monopoles. Il ouvrirait de facto les jeux « sous droit
exclusifs » (paris sportifs en dur, loteries, jeux de grattage) 224;
la concurrence, offrant plus de choix et de libert233; aux joueurs.
La soci233;t233; dirig233;e par St233;phane Pallez perdrait un
monopole, dont elle use et parfois abuse. Les sujets sont multiples ou la
FDJ pourrait se faire 233;pingler si l'AFP - qui se contente de
reproduire pro domo les nombreux communiqu233;s de
l'op233;rateur - refusait d'234;tre instrumentalis233;e et si les
m233;dias faisaient correctement leur travail. : scandale de l'al233;atoire pr233;pond233;rant concernant les jeux de
grattage, taux de redistribution (TDR) pingre et r233;glement233;, prix
du ticket de loto en augmentation, obsolescence programm233;e de nombreux
jeux pour en lancer en permanence de nouveaux et r233;aliser des coups marketing, date de p233;remption aberrante des tickets
gagnants, abus de position dominante, absence de consum233;risme ludique
au d233;triment de l'int233;r234;t des joueurs ; ambigu239;t233;,
contradictions et multiples conflits d'int233;r234;t dans sa
politique de jeu responsable et de financement de la doxa du jeu
pathologie maladie, manque de transparence230;.
Mais il y a plus fondamental. Privatiser la Fran231;aise des jeux
permettrait 224; l'Etat de sortir de son rapport incestueux avec
les JHA. Il se blanchirait d'une accusation id233;ologique qui lui colle
224; la peau depuis des lustres, celle d'234;tre unEtat Croupier dans une R233;publique des jeux exploitant un nouvel opium du peuple. Accessoirement , cette privatisation
pourrait satisfaire les casinotiers, vent debout contre le monopole de
l'op233;rateur de Boulogne favoris233; par Bercy230; mais qui
oublient un peu vite qu'eux m234;mes sont en situation de monopole
notamment dans l'exploitation des machines 224; sous et des jeux
traditionnels.
230;ou au contraire conserver pr233;cieusement ce bijou de famille
de la R233;publique Des Jeux ?
Mais les 233;l233;ments s'opposant 224; la privatisation de la FDJ
sont nombreux.
1. Le premier est contre toute attente financier. La privatisation de la
FDJ rapporterait certes « quelques sous 224; Bercy »
mais peu finalement vis 224; vis de la vente des participations que
l'Etat d233;tient dans les soci233;t233;s cot233;es : EDF (21,8
milliards d'euros), Engie (9,3), Groupe ADP (7), Air Bus (6,3) Thales
(5,2)Renault-Nissan (4,7), Orange (5), Safran (4,8)PSA (2,3), Air France
KLM (660 millions) Eramet (297 millions). La cession de la Banque Postale
(7,3 Milliards) autre soci233;t233; non cot233;e apparait plus
lucrative que celle de la FDJ.
2. Toujours sur ce registre de l'argent, privatiser la FDJ reviendrait
finalement 224; aller au monde pi233;t233; vendre un bijou de famille. Le lecteur nous pardonnera ce parall232;le
audacieux mais chacun sait quela veuve qui fr233;quente Ma Tante est 224; l'argent, ce que la veuve poignet est 224; la vie sexuelle. Un apport de cash
233;ph233;m232;re230; une jouissance passag232;re, qui ne
r232;gle en rien la sant233; financi232;re de l'Etat230; ou la vie
sexuelle du quidam onaniste. Au final, vendre les joyaux de la couronne que
repr233;sente la FDJ, c'est utilis233; un fusil 224; un coup dans une vision courtermiste. La nouvelle
France d'Emmanuel Macron a, nous semble-t-il, d'autres ambitions.
3. En privatisant l'op233;rateur de Boulogne, l'Etat perdrait une manne
r233;currente confortable, en constante augmentation depuis 10 ans (9) et
qui subit peu d'al233;as conjoncturels. Il « braderait » une
soci233;t233; publique tr232;s rentable dont le prix est difficile
224; 233;valuer mais que les banques, ou les capitaines d'industrie qui
s'int233;ressent au dossier, peuvent vouloir sous 233;valuer. Il
c232;derait, pour des raisons conjoncturelles, une entreprise qui n'est
jamais en d233;ficit et qui a rapport233; en 2016 : 3,12 milliards
d'euros 224; Bercy de pr233;l232;vement sur les mises et 133 millions
de dividendes. L'exemple des concessions autorouti232;res d233;montre
que la privatisation n'est pas forc233;ment un bon choix financier (
confer annexe 1)
4. Il y aura en outre un cout politique 224; cette privatisation, 224;
cause du caract232;re symbolique de cette vieille Dame, - nomm233;e « Fran231;aise » des jeux - qui a f234;t233; ses
80 ans en 2013 mais qui a une histoire bien plus longue accompagnant
l'Histoire de France, si l'on remonte 224; l'introduction des loteries en
France par Casanova ( confer annexe 2)
5. Comme nous l'avons vu la privatisation de la FDJ obligerait l'Etat
Fran231;ais 224; ouvrir 224; la concurrence les loteries, les jeux de
grattage, les paris sportifs en dur. Certes cela d233;multiplierait
l'offre ludique mais rien n'indique que cela soit n233;cessaire, que
Bruxelles l'exige, que les joueurs le demandent et, dans le cas contraire,
qu'ils souhaitent que l'augmentation de la fiscalit233; ludique
passe par une privatisation de la FDJ.
6. Autre 233;l233;ment s'opposant 224; la privatisation de
l'op233;rateur de loteries , l'importance de son r233;seau, son
r244;le social, 233;conomique dans les communes, quartiers, villes,
villages ou il est implant233;. La FDJ disposait en 2015 de 31 900 points
de vente (PDV) Ca para238;t beaucoup mais en r233;alit233; ce
r233;seau est en forte baisse. Il y avait 42 000 d233;taillants FDJ en
2000. Sur les 25 000 bureaux de tabacs, 21 500 sont des points de vente
FDJ. Vendre des jeux est souvent vital pour les civettes, en perte de
vitesse 224; cause des lois liberticides sur le tabac, par ailleurs en
perp233;tuelle augmentation. L'op233;rateur verse en moyenne 21 000
€/an 224; ces points de vente. Il cherche depuis plusieurs
ann233;es 224; diversifier son r233;seau physique avec de nouveaux
types de commerces proposant ses jeux, ce qui d233;plait fortement aux
buralistes. Rien n'indique qu'une FDJ totalement privatis233;e
conserverait un r233;seau aussi dense. Elle pourrait : 1/ rationnaliser
le maillage ludique du territoire pour ne conserver que les PDV les plus
rentables ; 2/ acc233;l233;rer son r233;seau num233;rique et ses
jeux digitaux, sans trop de soucier de l'avenir des bureaux de tabac.
7. Le gouvernement aura plus de mal 224; appliquer sa politique de jeu
responsable. Bien que le secteur des JHA ne soit pas un secteur
strat233;gique, c'est un secteur sensible qui m233;rite sans doute pour
partie de rester dans le giron de l'Etat afin de prot233;ger les
personnes vuln233;rables, de responsabiliser les joueurs sans les
infantiliser ou les consid233;rer comme des drogu233;s ou des malades
du jeu comme c'est le cas actuellement. Le jeu n'est pas une maladie. C'est
une pratique sociale et culturelle, un secteur 233;conomique, riche d'une
histoire particuli232;re.
Il y a une exception ludique fran231;aise comme il y a une exception
culturelle.
Si l'Etat ne privatise pas la FDJ, il doit d233;sormais assumer
pleinement le fait d'234;tre un Etat « croupier » et, dans le
m234;me temps, red233;finir compl232;tement sa politique de jeu
responsable qui subit le diktat de la doxa du jeu pathologie maladie, le
lobbying du business du jeu compulsif et celui de diff233;rentes
associations anti jeu, rigoristes et moralistes ( confer annexe 3)
8. Plus globalement les pouvoirs publics auront sans doute des
difficult233;s 224; mettre en œuvre une Politique des jeux tout
court, quand le principal op233;rateur ludique sera totalement dans la
sph232;re priv233;e. Et c'est l224; que nous trouvons l'argument
majeur qui milite en faveur d'une non privatisation de la FDJ, qui ne
saurait 234;tre une fin en soit id233;ologique. La non privatisation de
la FDJ doit s'inscrire dans une nouvelle politique de d233;veloppement du
secteur des jeux qui soit tr232;s ambitieuse et en harmonie avec le
dessein pr233;sidentiel, afin de cr233;er de l'activit233; sur notre
territoire mais aussi de faire rayonner la France en Europe et dans le
monde, par exemple en implantant un casino international 224; Paris (
confer annexe 4)
9. Dernier 233;l233;ment qui milite en faveur de la non privatisation,
le fait que « l'imp244;t ludique » r233;colt233; par la FDJ
( per231;u sur ce registre comme une annexe de Bercy) est un formidable
« imp244;t d233;mocratique », car volontaire pour les
joueurs, indolore pour les non joueurs. ( confer annexe 5) La
fiscalit233; ludique est populaire, contrairement 224; la
fiscalit233; traditionnelle d233;test233;e des fran231;ais car
devenu « un imp244;t de plus en plus concentr233; » (10) et
donc tr232;s 233;lev233; pour ceux qui l'acquittent. Quotidiennement,
chaque semaine230; les « contribuables » joueurs se pressent
avec enthousiasme pour acquitter spontan233;ment cet imp244;t ludique
plein d'esp233;rance et qui, parfois, rend les gens heureux ( confer
encadr233; de l'annexe 3). Il peut donc 234;tre augment233;
facilement sans d233;g226;t politique. L'Etat Croupier n'est pas
forc233;ment un gros mot s'il est mis au service de l'int233;r234;t
g233;n233;ral. E. Macron cherche 224; faire entrer de l'argent dans
les caisses de l'Etat mais ne veut pas augmenter les pr233;l232;vements
obligatoires 224; cause du raz le bol des m233;nages, notamment celui
des classes moyennes. Dans le cadre d'une refonte de la politique des jeux
souhait233;e par la Cour des Comptes, l'imp244;t ludique pourrait
contribuer 224; cette qu234;te, par exemple en cr233;ant une fois par
an un « Power Ball 224; la Fran231;aise » fortement dot233;
( confer annexe 6)
10.
Ajoutons pour conclure sur un autre registre - celui de la solidarit233;
internationale - que le gouvernement pourrait reprendre une autre
proposition que nous avons 233;mise il y a quelques ann233;es : prendre
l'initiative de lancer une loterie mondiale caritative pour lutter
contre la pauvret233;, le sous d233;veloppement, la reconstruction des
pays d233;vast233;s par la guerre, les maladies, les
233;pid233;mies, le manque d'eau, les d233;sastres
233;cologiques230; Une telle ambition humaniste appara238;t
indispensable pour affronter la mis232;re du monde. Elle fera en
outre rayonner la France 224; l'international, ce qui peut sensibiliser
le nouveau Pr233;sident. Ce nouvel imp244;t mondial volontaire serait
plus populaire qu'une flat taxe sur les billets d'avion et plus rentable
qu'une taxe Tobin sur les transactions financi232;res (TTF)
Assur233;ment m233;c232;nes, milliardaires, Etats, organisations
internationales (gouvernementales ou non ) multinationales dans le cadre de
leur RSE230; participeraient spontan233;ment au montage financier
pr233;alable, indispensable pour mettre en place une telle loterie
mondiale, terrestre et virtuelle. Au final cette proposition ludique
solidaire montrerait que les jeux d'argent peuvent, par la puissance
collective qu'ils engendrent, participer fortement au bien commun
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Bas233;s sur la libert233;, l'app226;t du gain et la recherche du
bonheur - des moteurs puissants qui stimulent l'226;me humaine - les jeux
de hasard et argent, qui existent depuis la nuit des temps, n'ont sans
doute pas encore donn233; toute leur capacit233;. Gageons que l'Etat et
les op233;rateurs ludiques, r233;unis pour un dessein collectif
ambitieux et pas uniquement pour d233;fendre leurs int233;r234;ts
cat233;goriels, profitent du d233;but de l'232;re Macron pour
canaliser cette puissance au service de l'activit233; en France mais
aussi pour la solidarit233; internationale. Pour se faire il est sans
doute n233;cessaire que la France conserve son exception ludique et garde
majoritairement la FDJ dans le giron de l'Etat, ce qui ne l'emp234;che
d'ouvrir son capital et d'entrer en Bourse. C'est l'hypoth232;se retenue
par l'agence Reuters qui 233;voque « des r233;flexions en cours
sur une privatisation partielle de la FDJ (230;) avec l'entr233;e au
capital d'un op233;rateur de contenus ou d'une autre loterie
europ233;enne »(11)
Alors que s'est d233;roul233; 224; Paris en 2015 un colloque
organis233; par l'ARJEL, deux d233;put233;s (R233;gis Juanico et
Jacques Myard) ont 233;t233; nomm233;s rapporteur d'une Mission
d'233;valuation de la r233;gulation des jeux d'argent, dans le cadre du
Comit233; d'201;valuation et de Contr244;le des politiques publiques
(CEC) de l'Assembl233;e nationale. Certes, certains n'ont pas manqu233;
de critiquer cette Mission, tant il est vrai qu'elle n'est plus
repr233;sentative de l'233;chiquier politique et qu'elle ne l'a jamais
233;t233;, outre qu' elle comporte des mesures tr232;s liberticides
qui m233;ritent d233;bat, comme celle de vouloir identifier les
millions de joueurs de la FDJ et du PMU. N233;anmoins elle nous
appara238;t importante car elle concerne aussi bien les r233;seaux
ludiques physiques que les op233;rateurs de jeux et surtout elle a
233;t233; 233;paul233;e par un rapport complet et chiffr233; du
secteur r233;alis233; par la Cour des Comptes. Un rapport remarqu233;
des sages de la rue Cambon qui bouscule pas mal les choses.
Souhaitons que l'Etat et les op233;rateurs de jeu profitent de la
publication de ces travaux et de la nouvelle donne politique issue des
derni232;res 233;lections pr233;sidentielles pour lancer des Etats G233;n233;raux du gambling et du e gambling afin que la
Politique Des Jeux de la France ne soit plus prise en otage par certains
fonctionnaires de Bercy ou du Minist232;re de la sant233;, par la doxa
du jeu pathologie maladie, diff233;rentes associations anti jeu et
m234;me par certains op233;rateurs en situation de monopole ou non et
qui veulent surtout que rien ne change.
Il est grand temps que l'Etat, mais aussi les op233;rateurs de jeu
revoient leur copie en mati232;re de politique de « Recherches
» sur les jeux, y compris en ce qui l'Observatoire des jeux
(composition, ind233;pendance, missions, scientificit233;,
financement..) et en mati232;re de jeu responsable
Il est grand temps que la soci233;t233; civile ( et notamment les
joueurs, les grands oubli233;s de la politique des jeux depuis toujours)
soient majoritairement d233;cideurs de cette politique230;car ce sont
eux qui financent la totalit233; des trois fili232;res
Il est grand temps au final que l'Etat et la repr233;sentation nationale
revoient leur copie en mati232;re de politique des jeux et de d233;veloppement de cette activit233; 233;conomique, au lieu
de mettre syst233;matiquement en avant une politique de jeu responsable
en r233;alit233; irresponsable au niveau 233;conomique et fiscal, qui
exacerbe le principe de pr233;caution et d233;responsabilise les
joueurs.
Les ambitions du nouveau Pr233;sident 233;lu, sa m233;thode, son
pragmatisme230; nous invitent 224; penser que ce temps est venu.
© jpg martignoni-hutin, sociologue, universit233; Lumi232;re,
lyon II, centre max weber(cmw) 233;quipe TIPO, Lyon, France, Aout
2017
notes
1. « Le gouvernement envisage de privatiser la Fran231;aise des Jeux
»(
LES ECHOS
, 12/6/2008) « Vers une privatisation partielle de la FDJ »
(Challenge 17/9/2014) « Pourquoi privatiser la FDJ serait un casse
t234;te « ( L'Obs du 28 aout 2014) « FDJ : une 233;ventuelle
privatisation n'est pas une priorit233; pour l'Etat «
(selon St233;phane Pallez PDG de la FDJ « (Le Parisien 233;co 28
janvier 2015) « Pas de privatisation pour la FDJ » C233;dric
Pietralunga (Le Monde 233;conomie, 7 d233;cembre 2014)
2. « Privatisations : cessions d'actifs non strat233;giques de
l'Etat 224; partir de septembre « (Le journal des finances
n°2270, 8 juillet 2017, page 5)
3. « Etat actionnaire : les prochaines cessions 224; surveiller
« Alain Chaigneau (Le Revenu n°1437, 14 au 20 juillet 2017, page
9)
4. « Fran231;aise des jeux : l'Etat va-t-il se s233;parer de sa poule aux œufs d'or » (V. Bontemps, le Revenu du
I8/7/2017)
5. Ancien secr233;taire d'Etat au Budget
6. « Sp233;culations autour de la vente par l'Etat de 10 milliards
d'euros d'actifs » (Renaud Honor233;, Les Echos.fr, IO/7/2017)
7. « La pr233;f232;rence fran231;aise pour le monopole « JM
Vittori ( Les Echos 23 aout 2017 page 6)
8.
Les actionnaires d233;tenant au moins 5 % du capital au 31
d233;cembre 2015 sont l'Union des Bless233;s de la Face et de la
T234;te (9,2 %) et le FCP salari233;s de la FDJ (5 %). Les autres
actionnaires ont moins de 5 % du capital.
9. Le CA de la FDJ a doubl233; entre 1995 et 2014, passant de 5 Md€
224; plus de 13 Md€ (+160 %). En 2016 il p232;se 14,3 milliards
d'euros. Les loteries et les « gratteux » ( charmante expression
qu233;b233;quoise pour nommer les loteries instantan233;es) sont la
cash machine de la FDJ (84,8 % des mises en 2014). Les paris sportifs sont
en forte croissance (15,2 % en 2014, contre 4,1 % en 2007). Les paris sur
le sport ont progress233; de 11% en 2016. Soulignons - alors qu'on parle
beaucoup de digitalisation des jeux d'argent - que 90% des paris sportifs
de la FDJ sont r233;alis233;s dans son r233;seau de proximit233;.
10. Etienne Lefebvre : « Les dangers d'un imp244;t de plus en plus
concentr233; ( Les Echos 19 juillet 2017) Sur l'aberration et l'injustice
du syst232;me fiscal fran231;ais lire 233;galement : « Ingrid
Feuerstein : « La part de Fran231;ais payant l'imp244;t sur le
revenu au plus bas depuis cinq d233;cennies « ( Les Echos 19 juillet
2017
11. Cit233; par Zone Bourse in : « Les soci233;t233;s du Cac 40
se pr233;parent aux cessions de l'Etat « (Zonebourse du 7/8/2017)
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ANNEXES
Annexe 1 = la privatisation n'est pas forc233;ment un bon choix
politique et financier : l'exemple des concessions
autorouti232;res
L'exemple des concessions autorouti232;res suffit pour d233;montrer que
contrairement aux apparences, la privatisation n'est pas forc233;ment un
bon choix politique et financier. En privatisant les autoroutes, l'Etat
s'est priv233; d'une belle rente qui (chaque jour, chaque week-end et
lors des p233;riodes estivales) tombe en cash dans l'escarcelle
du priv233;. Par ailleurs en ne contr244;lant plus l'exploitation du
r233;seau, le gouvernement ne peut pas entreprendre une politique sociale
et 233;cologique des transports autoroutiers, par exemple en jouant sur
le prix des p233;ages, en perp233;tuel augmentation. Grosses
cylindr233;es polluantes, petites voitures des cat233;gories
populaires, voitures moyennes des classes moyennes, tout le monde
paye la m234;me somme pour rouler sur un r233;seau qui, en outre, est
loin d'234;tre au top sur de nombreux tron231;ons (rev234;tement,
peinture, 233;clairage230;) « L'imp244;t autoroutier »
pr233;lev233; par les soci233;t233;s priv233;es est
particuli232;rement injuste socialement. Pris en otage par les
soci233;t233;s autorouti232;res, les automobilistes ne peuvent pour
se consoler que s'abonner - en payant - pour 233;viter de faire la queue
au p233;age, apr232;s s'234;tre fait arnaqu233;s dans un relais ou
apr232;s avoir subit des embouteillages dus 224; des travaux de
maintenance effectu233;s de jour en pleine affluence, car c'est plus
facile et moins ch232;re pour les soci233;t233;s autorouti232;res,
qui par ailleurs ne semblent pas avoir le temps de nettoyer les cot233;s
verdoyants des voies autorouti232;res, souvent jonch233;es de
bouteilles et de d233;tritus. Mais allez expliquer 231;a 224; un
ministre, il prend l'avion !
Annexe 2 = Renouer avec l'Histoire des jeux de hasard et d'argent : des taxes volontaires, enthousiastes et solidaires
Lancer l'id233;e de loteries exceptionnelles ou d'un power ball 224; la Fran231;aise qui pourrait concourir 224;
renflouer les caisses de l'Etat, lancer l'id233;e d'une non privatisation
de la FDJ qui pourrait accompagner une nouvelle Politique des jeux
ambitieuse pour notre pays, ne sont pas des id233;es iconoclastes ou
r233;actionnaires. Il ne s'agit pas de cr233;er une «
233;conomie casino » et en aucune mani232;re, une politique des
jeux macronienne, qui verrait l'Etat assumer et m234;me 224;
revendiquer sa qualit233; d'Etat Croupier, ne doit se substituer 224;
une politique sociale.
En agissant ainsi le gouvernement renouerait tout simplement avec
l'histoire des loteries et avec l'Histoire de France. Les loteries,
import233;es d'Italie par Casanova, ont permis de faire rentrer de
l'argent dans les caisses publiques, d'aider les indigents, de restaurer
les 233;glises230;. Les r233;volutionnaires de 1789 avaient bien
compris 233;galement tout l'int233;r234;t de cet « imp244;t
citoyen » quand ils ont transform233; la Loterie « Royale
» en Loterie « Nationale ». Les pouvoirs publics ont ensuite
utilis233; la manne ludique pour aider les bless233;s de la Grande
Guerre, les fameuses gueules cass233;s de 14/18. Et en 1933 - les
d233;bats parlementaires en gardent trace - l'Etat a r233;activ233;
la Loterie Nationale, pour lutter contre les calamit233;s agricoles. Dans
toutes ces 233;poques le jeu n'233;tait pas synonyme d'addiction mais
de solidarit233; et de fraternit233;. La France doit renouer avec son
histoire dans tous les secteurs de l'233;conomie, y compris dans le
secteur des jeux d'argent, avec une politique des jeux conqu233;rante et
ambitieuse.
Il faut relire l'article du Professeur Pierre Tremblay (Universit233; du
Qu233;bec , Montr233;al) : « Finances publiques et jeux de hasard
et d'argent, enseignement de l'histoire et consid233;rations
financi232;res » ou il pr233;cise
« l'exploitation par les Etats des jeux de hasard et d'argent est
un ph233;nom232;ne universel dont la finalit233; originelle est
humanitaire et vise le d233;veloppement du bien commun » «
Les jeux de hasard et d'argent exploit233;s par les Etats sont de
v233;ritables taxes volontaires, voire enthousiastes. »(1)
Les JHA sont, dans de nombreux pays, un puissant moteur 233;conomique et
fiscal redistributeur. Assur233;ment, si l'Etat augmente l'imp244;t
ludique pour diminuer l'imp244;t forc233; comme il s'appr234;te
224; le faire sur la taxe d'habitation et l'imp244;t sur le revenu, il
en tirera grand profit politique. Utiliser l'imp244;t ludique dans le
cadre d'une politique 233;conomique, sociale et fiscale innovante n'est
pas une id233;e iconoclaste, farfelue ou aventureuse. Cette proposition
bas233;e sur la libert233; et l'app226;t du gain (deux motivations
puissantes de l'226;me humaine ) peut concourir au contraire 224;
l'int233;r234;t g233;n233;ral toute en d233;clenchant un cercle
vertueux bas233; sur l'emploi, l'activit233;, le dynamisme de la France
et son rayonnement international. Ce qui manque 224; la France - dans ce
domaine comme d'autres - ce n'est pas du p233;trole mais des id233;es
novatrices et surtout la volont233; politique du Pouvoir (2) de les
mettre en œuvre, y compris dans le domaine des jeux d'argent. Cette
volont233; politique est d233;sormais pr233;sente.
En outre oublions pas que le « Premier Parti de France, ce ne sont pas
les chasseurs (m234;me s'ils p232;sent 1,2 millions de g226;chettes
(3) et connaissent mieux la faune, la flore, la for234;t que les bobo
urbains 233;colos anti chasse), ce sont les millions de joueurs de la
FDJ, du PMU et ceux qui fr233;quentent les casinos, qui - majeurs et
responsables - connaissent mieux les jeux de hasard et d'argent que les
addictologues de la doxa du jeu pathologie maladie. Nous en avons
interrog233; un ou deux depuis 1992 (4), que ce soit 224; l'ARJEL
pendant 4 ans, pour le compte de groupes casinotiers (Barri232;re,
Partouche, Joa230;) ou dans le cadre de recherches universitaires
ind233;pendantes non financ233;es.
Annexe 3 : « L'Etat doit assum233; d'234;tre un Etat
Croupier » Il doit revoir sa politique de jeu responsable qui
finance le business du jeu compulsif. Le jeu n'est pas une maladie
Dans une p233;riode o249; les Fran231;ais subissent un matraquage
fiscal national et une augmentation importante de la fiscalit233; locale
(5 ) chacun devrait se r233;jouir de l'imp244;t ludique, qui rapporte
de l'argent 224; l'Etat, aux communes, au sport 230;et qui donne parfois, souvent230; du bonheur aux gens ( voir
encadr233; ci dessous).
Mais cette pratique sociale et culturelle populaire est pathologis233;e
par les addictologues, de plus en plus nombreux 224; exploiter le business du jeu compulsif. L'association jeu = drogue =
d233;pendance = isolement est omnipr233;sente et vous trouverez
rarement un homme politique qui d233;fende les jeux d'argent230;
maintenant que le S233;nateur Fran231;ois Trucy a pris sa retraite dans
l'indiff233;rence g233;n233;rale, alors qu'il avait beaucoup
oeuvr233; pour la cause ludique (6).
Derri232;re cette fa231;ade d'une politique de jeu responsable, nous
observerons qu'en r233;alit233; - comme l'a pr233;cis233; Jean Marc
Daniel sur BFM Business pour les 40 ans du Loto - que
« L'Etat n'a jamais vraiment assum233; d'234;tre un Etat
Croupier » (
7) et qu'il ne l'assume toujours pas. Il a transform233; la moralisation
du jeu - d'origine religieuse et la239;que - en pathologisation, avant
tout pour se donner bonne conscience. Cette m233;dicalisation du jeu,
v233;ritable hygi233;nisation de la culture ludique, appara238;t de
plus en plus comme une n233;o-prohibition qui ne veut pas dire son nom.
Politiquement, 233;conomiquement, fiscalement, c'est une erreur ;
scientifiquement une escroquerie intellectuelle. Les Fran231;ais joueurs
sont pris pour des imb233;ciles ou des malades irresponsables. Les
chercheurs en sciences sociales qui refusent l' ad233;quation
(jeu=drogue) r233;interrogent le DSM 224; l'origine de cette
pathologisation ou qui critiquent cette politique des jeux contradictoire
qui scie la branche sur laquelle elle est assise, sont ignor233;s,
censur233;s, licenci233;s230;
Le bonheur est parfois230; dans le jeu
M234;me si - selon un sondage - c'est avant tout « la vie
familiale, sociale et amoureuse qui rend les gens heureux »(8)
c'est une grande satisfaction pour un fran231;ais moyen, petit ou
pauvre de gagner 50, 100 ou 5000 euros quand il joue. M234;me
« les gens de peu » souhaitent devenir riches. Qui
pourrait le leur reprocher ? Ces petits bonheurs ludiques vengent
parfois une r233;alit233; sociale et un destin pas toujours
tr232;s rose : accidents de la vie, d233;c232;s, maladies
probl232;mes familiaux, difficult233;s professionnelles, avenir
bouch233;... Certes, pour le pactole du loto ou d'euro millions
cette richesse peut paraitre inaccessible mais des milliers de
gains interm233;diaires - parfois cons233;quents - remplissent
quotidiennement les poches des heureux veinards. En outre les
op233;rateurs innovent en permanence. La FDJ a par exemple
frapp233; fort avec My million, tirage franco fran231;ais
accol233; 224; Euromillion. Outre la possibilit233; de gagner
l'233;norme pactole de la loterie europ233;enne, le joueur
participe automatiquement, sans payer un centime de plus, 224; My
Million, avec 224; la cl233; un million d'euros. Chaque
semaine, gr226;ce 224; ce jeu bonus, deux familles - parfois
davantage quand la FDJ fait des op233;rations sp233;ciales (9)
- empochent cette petite fortune - le million d'euros - qui
symbolise la richesse pour de nombreux Fran231;ais. Ainsi, de
janvier 224; mai 2016, 57 familles sont devenues millionnaires
gr226;ce 224; My Million. Et au total en 2016 la FDJ a fait 235
millionnaires (9 bis) Alors certes, pas de quoi rivaliser avec les
salaires des patrons du CAC 40 (Le PDG de Publicis touche 3,9
millions d'euros par an 230;sans jouer au loto ) (10) ou
d'acheter le « diamant le plus cher du monde « ( Le
Lesedi La Rona - vendu r233;cemment 63 millions de dollars chez
Sotheby's 224; New-York) (11) mais pour les gagnants 224; My
Million, cela repr233;sente une grande joie, d'empocher un
million d'euros. Assur233;ment ces chanceux n'iront pas se faire
soigner 224; Nantes ou 224; Marmottan pour une addiction au
jeu. Curieuse maladie au passage que cette addiction au jeu qui ne
concerne que les perdants.
En r233;alit233;, Fait Social et Culturel tr232;s ancien, le jeu
n'est pas une maladie, c'est une pratique sociale et culturelle avec
parfois de la passion, de l'exc232;s.
Voil224; un secteur pour lequel la classe politique - profitant de
l'arriv233;e d'un Pr233;sident d233;sireux de faire avancer la France
dans tous les domaines - devrait revoir sa copie. Le gambling produit de
l'emploi, de l'animation, notamment 224; travers l'activit233; des
casinos , celui des m233;tiers du secteur cheval et 224; travers le
dynamisme de la Fran231;aise des jeux.
L'233;conomie casinoti232;re Fran231;aise (une exception ludique et
culturelle exceptionnelle en Europe ) finance « 200 villes casinos
» qui organisent de multiples manifestations dans les communes
concern233;es ; font travailler artisans, commer231;ants, sous
traitants ; embauchent du personnel230; Les exploitations
casinoti232;res, souvent associ233;es au thermalisme, jouent un
r244;le central dans l'animation locale des stations, notamment le
week-end et pendant la p233;riode estivale. De Deauville 224; Divonne
en passant par Cannes, Nice, Biarritz, Evian230; les grands casinos resort - qui associent h244;tellerie, restauration haut
de gamme, spectacles culturels, festivals230;- attirent une
client232;le internationale. Et le « le littoral fran231;ais a
tir233; la reprise du tourisme » en 2015 et 2016 (12), ces casinos
prestigieux y sont pour quelque chose.
L'ensemble de la fili232;re cheval fait 233;galement rayonner
la France 224; l'international (Grand Prix, vente de yearling230; )et
tout cela n'existerait pas s'il n'y avait pas le PMU, le PMH et les
millions de turfistes qui chaque jour parient sur les courses avec une
constance remarquable. N'oublions pas les 32000 revendeurs de la FDJ qui
« jouent » quotidiennement un r244;le social non
n233;gligeable, dans « la vie » des quartiers et des campagnes
o249; ils sont implant233;s.
Face 224; cette r233;alit233;, qui s'est construite historiquement
avec la fin de la prohibition, il est tant que l'Etat Fran231;ais passe
224; l'226;ge adulte en mati232;re de gambling et assume sa fonction
d'Etat Croupier, la t234;te haute et en toute transparence. L'hypocrisie
actuelle ( instrumentalisation r233;ciproque entre l'Etat croupier et la
doxa du jeu pathologie maladie) appara238;t immature. Elle fait le lit
des associations rigoristes anti jeu et des moralistes. Elle nourrit le
« business des addictologues » qui ont fabriqu233; en quelques
ann233;e une 233;norme usine 224; gaz, de Nantes 224; Marmottan en
passant par le Minist232;re de la Sant233;.
Bien 233;videmment, cette politique des jeux qui met la pathologie du jeu
syst233;matiquement en avant g234;ne les op233;rateurs , notamment
les casinos qui ont perdu 20 % de leur volume d'affaire en quelques
ann233;es, malgr233; la modeste embellie de 2015 ( +2,74% du PBJ) et de
2016. Cette politique g234;ne 233;galement le PMU qui vient « de
perdre son avantage sur le Net « (13) et doit ouvrir « un nouveau
chapitre pour ses parieurs » (14). Certes la fili232;re hippique se
mobilise actuellement 224; travers le think tank Equistratis et
le cabinet Carles & associ233;s(15) Ce lobbying tr232;s
traditionnel, men233; 233;galement semble t il de mani232;re
dispers233; par les syndicats professionnels de casino, indique que les
op233;rateurs ludiques ne sont pas encore dans l'ambition l'232;re
Macron et sont encore dans l'ancien monde.
PMU et casinos n'ont jamais vraiment su valoriser leur histoire, leur
culture ludique sp233;cifique, leur client232;le en r233;alisant des
233;tudes historiques et socio-anthropologiques. Ils pr233;f232;rent
financer leur ennemis de la doxa du jeu pathologie maladie.
Seule la FDJ - 13,7 milliards d'euros de CA en 2015, en 2016 - en
profite230; mais pour combien de temps en r233;alit233; ? Le Loto
comme l'Euromillion ont baiss233;, nonobstant le suicide du Rapido,
tu233; sur l'autel de l'addiction, par - on croit r234;ver - une petite
association parisienne financ233;e par la FDJ ( !), la doxa du jeu
pathologie maladie, quelques associations familiales moralistes soutenues
par deux parlementaires.
L'op233;rateur historique des loteries a perdu 1 million de joueurs de
2010 224; 2014 et 224; nouveau 600 000 en 2015. C'est pour cette raison
que son nouveau PDG - St233;phane Pallez qui a succ233;d233; 224;
Christophe Blanchard Dignac (2000-2014) - a donne «un coup de fouet
digital » 224; la FDJ (16) et a « r233;volutionne la
distribution de ses jeux »(17) pour augmenter son CA mais tout en
mettant en avant, sur chaque ticket, chaque affiche, chaque discours
publique une politique de jeu « responsable ». L'hypocrisie est
totale, le double langage constant.
Autre exemple : les jeux d'argent en ligne autoris233;s en 2010. Alors
que ce secteur subit une « consolidation » inqui233;tante (18)
notamment en mati232;re de poker l'ancien secr233;taire d'Etat au
Budget Christian Eckert visite l'Autorit233; de r233;gulation des jeux
(ARJEL) en 2015 mais parle avant tout d'addiction (19) Au final certains
pourront consid233;rer que cette politique des jeux antinomique, voire
franchement mensong232;re.
Le jeu n'est pas une maladie, c'est un fait social et culturel230; y
compris dans sa dimension excessive. C'est, pour certains, une passion, un
loisir, un petit plaisir, qui a sans doute m234;me souvent des effets
th233;rapeutiques positifs pour de nombreux joueurs ( et leur famille),
224; cause de l'espoir qu'ils suscite, des joies qu'il apporte, des
socialit233;s qu'il entraine. Pour d'autres c'est un hobby, presque un
travail 224; temps plein. Sans m234;me parler ( poker, turf230;) de
ceux qui sont dans une tentative de professionnalisation (vivre du jeu) qui
rel232;ve souvent de l'imaginaire. Fait social et culturel ; y compris
dans sa dimension qualifi233; « d'excessive », le gambling est
en outre riche en sociabilit233; m234;me pour les jeux en ligne.
Quant aux fameux « drogu233;s » du jeu, parlons en. 1 224; 3%
a longtemps affirm233; Robert Ladouceur, le pape de l'addiction au
Qu233;bec, qui en a fait son fond de commerce mais a eu un proc232;s en
d233;ontologie concernant la scientificit233; de ses travaux et
diff233;rents conflits d'int233;r234;ts. 1 224; 3 % de drogu233;s
du jeu ? comme dirait l'humoriste Gad Elmaleh, ce n'est pas une fourchette,
c'est un r226;teau. Ce n'est pas de la science mais de la voyance. Avec
de telles approximations, toutes les manipulations sont possibles et les
addictologues ne se privent pas d'en faire, y compris 224; l'Observatoire
des jeux (ODJ). 2° constat cela voudrait dire que 99% des joueurs ne
seraient pas concern233;s par l'addiction au jeu. La doxa du jeu
pathologie maladie a donc construit une usine 224; gaz qui concernerait 1
% des joueurs et encore ce n'est m234;me pas certain le conditionnel est
de rigueur. En outre nous avons 233;crit de multiples articles pour
montrer : 1/ que les concepts de « jeu pathologique » et «
d'addiction sans substance », de « craving »* ..peuvent
234;tre r233;interrog233;s 2/ que le DSM, bible tr232;s
controvers233;e de la psychiatrie mondiale qui a m233;dicalis233; le
jeu et de multiples autres passions humaines ( pour cr233;er un gros
business) fait l'objet de d233;bats scientifiques au niveau
international.
Annexe 4 = Un casino international intra muros 224; Paris : mais
233;videmment bien sur !
En mati232;re de casinos, une belle opportunit233; a 233;t233;
manqu233;e il y a quelques mois avec l'implantation d'un casino 224;
Paris (20). Anne Idalgo, qui pleure en permanence dans les colonnes du Monde ou des Echos (21) parce qu'elle n'a pas assez « de sous
»(22) pour sa capitale, n'a pas peur des contradictions. Suite au
rapport du Pr233;fet Duport, favorable au projet, elle avait une occasion
« en or » d'installer un casino prestigieux dans « sa »
capitale. La soi disante « frondeuse de l'h244;tel de ville »
(23), qui a 233;t233; 233;pingl233; par le Canard Enchain233; (24), a r233;pondu que « ce
n'233;tait pas sa tasse de th233; », qu'elle 233;tait « non
demandeuse de casinos 224; Paris » (25).
Navrant comme r233;ponse de la part d'une responsable politique
nationale, dirigeant la destin233;e d'une ville internationale. Certes,
on ne s'attendait pas 224; qu'Anne Hidalgo devienne la Kirk Kerkorian
(26) de la capitale.
( Kirk Kerkorian nomm233; le roi de Las Vegas est mort en 2015 224;
98 ans, il poss233;dait la moiti233; des chambres du « strip
» et les h244;tels casinos les plus prestigieux de la cit233;
du p233;ch233; (sin city) : Caesar Palace Bellagio, Mirage, Mandala
Bay, Luxor, Circus Circus230;)
Mais la Maire de la capitale aurait pu 233;tudier s233;rieusement le
dossier, Paris 233;tant, comme l'a pr233;cis233; Jean-Pierre Duport,
« la seule capitale europ233;enne 224; ne pas
avoir
de casino, avec Rome »
(27) Un tel 233;tablissement aurait attir233; les parisiens
(lass233;s de faire des kilom232;tres pour aller jouer 224; Enghien
ou 224; Deauville) mais il serait surtout devenu un casino international,
peut 234;tre un des premiers au Monde, vu l'attractivit233; de Paris et
la pr233;sence de millions de touristes 233;trangers ( simplement pour
le premier semestre les hotels parisiens ont accueilli 1,14 millions
d'am233;ricains, 908 OOO anglais, 527 OOO chinois, 443 000 espagnol et on
s'achemine « vers une ann233;e record pour Paris et l'Ile de France
» ( 28) ) 230;... Un partenariat prometteur aurait pu 234;tre
engag233; avec Carolyn Goodman ( maire de Las-Vegas) et les grands
groupes am233;ricains ( Caesar Entertainment, MGM, Las Vegas Sands...) pour exploiter la
symbolique des deux villes et notamment celle de Paris nouvelle destination
ludique.
Une telle exploitation aurait rapport233; de pr233;cieuses devises
224; la mairie de Paris et 224; l'Etat sans forc233;ment
d233;shabiller Enghien (700 salari233;s). Certes dans une vue
courtermiste le syndicat FO des casinos & cercles 233;tait contre
ainsi que Philippe Sueur le maire de la ville et il ne faut pas leur jeter
la pierre. Ces acteurs locaux pourraient revoir leur copie dans le cadre
d'un ambitieux projet international port233; par l'Etat. Sans m234;me
parler des emplois et des recettes fiscales un tel m233;ga projet aurait
233;galement boost233; de nombreux autres secteurs commerciaux (luxe,
h244;tellerie, restauration230;). Il s'inscrivait en outre tout a fait
dans « la modernit233; des villes mondes comme Paris »,
formule utilis233;e par Anne Hidalgo dans le cadre du projet concernant
le « statut de Paris » (29) Ce projet ( en parfaite harmonie avec
l'ambition pr233;sidentielle) doit 234;tre relanc233; dans le cadre
d'une politique des jeux ambitieuse soucieuse de d233;velopper
l'activit233;, de conforter l'attractivit233; de la France et de faire
rayonner l'image de Paris et de la France 224; l'233;tranger.
Annexe 5 = Les jeux de hasard et d'argent un formidable imp244;t
d233;mocratique
Que 231;a plaise ou non, les jeux de hasard & d'argent (JHA)
repr233;sentent un formidable « imp244;t d233;mocratique »
car « volontaire ». Des millions de nos concitoyens refusent
d'ailleurs de payer « l'imp244;t ludique », tout simplement en
ne jouant pas au loto, 224; la roulette, aux courses, aux machines 224;
sous, au poker ou paris sportifs en ligne, aux jeux de grattage, au
blackjack et autres « bingos » disponibles d233;sormais dans
les casinos (30). Pour des raisons 233;thiques, id233;ologiques,
religieuses - ou tout simplement parce qu'ils ne veulent pas prendre le
risque de « perdre leur argent » - ils appliquent une r232;gle
« m233;ta-biblique » simple - tu ne joueras point. Ils
ne dilapident pas d'argent dans ces jeux consid233;r233;s depuis
longtemps, comme un «imp244;t sur les imb233;ciles »(31) ou comme le
nouvel « opium du peuple « dans des analyses
n233;o-marxistes r233;ductrices. Dans le m234;me temps ils
ne gagnent jamais vu que « 100% des gagnants ont tent233; leur
chance », comme l'indiquait avec une pertinence commerciale
redoutable, un slogan tautologique du Loto, encore grav233; dans la m233;moire ludique de tous les joueurs (32).
A contrario, d'autres de nos concitoyens, des deux sexes, de
diff233;rentes origines sociales, dans toutes les r233;gions de notre douce France - de la Corse 224; l'Auvergne en passant par les
DOM-TOM (33) - « cotisent » par millions 224; cette
fiscalit233; ludique « remarquable » qui non contente
d'234;tre facultative, permet 224; certains d'am233;liorer l'ordinaire, d'empocher quotidiennement de
confortables sommes d'argent et, parfois, de changer de vie, quand il
d233;croche le « Pactole » d'Euromillions, la « Tirelire
» du Quint233;+, la « Cagnotte » du Loto ou un beau «
Jackpot progressif » sur l'une des 23 000 liberty bell (34)
qui tournent dans les 200 casinos (35). Aucun autres imp244;ts n'a de
telles vertus ?
Avec les multiples imp244;ts traditionnels, ce n'est pas une « chance au tirage, une chance au grattage » comme
l'indiquait la c233;l232;bre formule du Tac o Tac tomb233;e dans le
langage populaire (36) mais « 224; tous les coups l'ont perd ». Le contribuable n'a pas
le choix, il doit banquer, sauf s'il ne nomme Liliane Bettencourt ou
Bernard Arnault qui arrivent parfois- fortune oblige - 224;
faire des petits arrangements avec le fisc
(Lire 224; ce sujet l'article du Canard Encha238;n233;
consacr233; « aux artistes » du bouclier fiscal qui ne paye
pas d'ISF et o249; l'on apprend que la gauche prot232;ge davantage
les riches que la droite (37 ).
Le Fran231;ais ordinaire lui en est forc233;ment - et fortement (38) -
de sa poche, notamment s'il appartient aux classes « moyennes »
qui ont le « blues » face 224; cette injustice (39). Ce
matraquage fiscal, grandement accentu233; par la gouvernance Hollande,
appara238;t d'autant plus contre-productif qu'il nuit 224;
l'activit233; selon l'adage 233;conomique : trop d'imp244;t tue l'imp244;t. (40) R233;sultat :
l'investissement des m233;nages a connu en 2015 « sa 4°
ann233;e cons233;cutive de baisse », « la consommation
souffre » (41), les « fran231;ais s'enrichissent moins vite
» (42) quand ils ne s'appauvrissent pas, doucement mais surement.
Pour « r233;compenser » les Fran231;ais d'234;tre de si
bons contribuables, l'ancien Pr233;sident de la r233;publique, soutenu
par Henri Emmanuelli, n'a rien trouv233; de mieux que de les ch226;tier
une deuxi232;me fois, en c233;dant au diktat de l'ex Gouverneur de la
Banque de France. Avant de quitter l'institution en 2015, Christian Noyer a
en effet proc233;d233; 224; une « baisse historique du taux du
Livret A » (43) tomb233; 224; 0,75 % (44). Du jamais vu depuis 200
ans. « Bonne nouvelle » cependant pour les banques qui «
233;conomiseront 400 millions d'euros dans cette affaire » (45)
Cette d233;cision a entra238;n233; « une d233;collecte massive
du livret A » (46) ce « symbole de l'233;pargne populaire
». M234;me si depuis, le placement favori des fran231;ais a repris
des couleurs (47) - car « le livret A garde la cote malgr233; son
taux bas » (48) (pour atteindre un encours de 373,5 milliards d'euros)
malgr233; le fait que le nouveau gouvernement n'a h233;las pas
appliqu233; la r232;gle qui aurait du amener la r233;mun233;ration
du livret 224; 1% le 1° juillet 2017, en vertu d'une nouvelle
formule de calcul th233;orique d233;voil233;e en 2016.
Nous pouvons comprendre dans ces conditions que nos concitoyens «
consomment autrement « (49) et cherchent 224; faire fructifier leur
argent dans l'imp244;t ludique : un imp244;t d233;mocratique. Car quand
on y regarde de plus pr232;s, et m234;me si cela bouscule le
politiquement correct ambiant, nous constatons que les param232;tres
d233;mocratiques de l'imp244;t ludique (gambling en dur, ou ceux
du.e.gambling r233;gul233; par l'ARJEL sont multiples :
1 : Tout le monde peut jouer. Voil224; un premier principe
d233;mocratique des jeux d'argent qui fait fi de la naissance, des
origines sociales, de la couleur de peau, des comp233;tences
intellectuelles ou de la force physique.
2 : Personne n'est oblig233; de jouer et donc de payer l'imp244;t
ludique
3 : Tous ceux qui jouent ont leur chance. Fortuna - la
divinit233; latine all233;gorique du hasard et de la chance - a les
yeux band233;s. Vertu d233;mocratique de l'al233;a ludique,
implacable mais juste, 224; condition qu'il soit appliqu233;
strictement. D'ou l'importance du contr244;le de l'Etat sur les
op233;rateurs ludiques priv233;s mais aussi sur la Fran231;aise des
Jeux (cf le scandale de l'al233;atoire pr233;pond233;rant)
4 : Pas besoin d'234;tre riche pour jouer. M234;me les petits budgets
peuvent tenter l'aventure ludique des JHA sans se ruiner
5 : Autre caract233;ristique qui caract233;rise ces jeux, leur
libert233; et leur grande souplesse. On peut entrer facilement dans le
jeu d'argent, en sortir, y revenir ou cesser d233;finitivement de jouer.
Il est m234;me possible depuis 2010 de jouer en ligne 224; la maison ou de mani232;re nomade sur son Smartphone, ce
qui 233;vite de nombreux frais collat233;raux.
6 : Dernier principe d233;mocratique de ces jeux et non des moindres,
leur aspect redistributeur 224; travers le TDR (Taux de Retour). Mais
l224; aussi faute d'une « politique des taux » attractive dans
le cadre d'une politique des jeux ambitieuse, les joueurs subissent un TDR
arbitraire, artificiellement r232;glement233;. Il faut lib233;rer les
taux ( cette lib233;ration des taux a fait ses preuves par ailleurs),
lib233;rer le TDR, laisser jouer la concurrence entre les
op233;rateurs, examiner de pr232;s l'233;tude de l'observatoire des
jeux « TDR » et addiction qui aboutit 224; une conclusion
absurde
scientifiquement. Les derniers chiffres d233;voil233;s par l'ARJEL
sur les paris hippiques en ligne confirment que les joueurs ( ici les
turfistes) ne sont pas des idiots et que le TDR est un 233;lement
fondamental de l'attractivit233; des jeux
Annexe 6 = Un powerball 224; la Fran231;aise ? : mais
233;videmment bien sur
Nous pouvons 233;galement sugg233;rer au nouveau gouvernement d'innover
en lan231;ant quelques loteries exceptionnelles fortement dot233;es
224; des dates symboliques (Noel, 14 juillet) mais surtout en organisant
une loterie annuelle 224; un milliard d'euros, susceptible d'en rapporter
plusieurs 224; Bercy : un power ball 224; la Fran231;aise.
Nous avons analys233; dans d'autres articles la passion des citoyens
am233;ricains pour le power ball - v233;ritable ph233;nom232;ne social aux ETUN -
(50) et la ferveur que suscite depuis des lustres la «Loteria de
Navidad» en Espagne, cr233;233;e en 1812 224; Cadix. La loterie
de Noel espagnole rapporte en quelques mois autant que ce que glane la FDJ
en un an.
Assur233;ment, une m233;ga loterie organis233;e une fois par an et
dot233;e d'un pactole « ind233;cent » ( 500 millions,
1milliard ?) s233;duirait des millions de joueurs habituels mais aussi
des millions de non-joueurs qui, opportunistes, joueraient pour l'occasion.
Il est m234;me probable qu'une telle fortune attireraient de nombreux
joueurs frontaliers, le ph233;nom232;ne ayant 233;t233;
observ233; aux ETUN avec le Mexique et le Canada lors du dernier Power
Ball.
Les nouveaux pouvoirs publics fran231;ais pourraient s'en inspirer, au
lieu d'ouvrir de tristes « salles de shoot » 224; Paris et
224; Marseille comme l' a fait le gouvernement pr233;c232;dent. Quel
rapport me direz-vous ? Il se trouve que « l'actuel » responsable
des 233;tudes de L'Observatoire Des Jeux (ODJ)* - Jean Michel Costes -
est un fervent partisan de ces salles ou l'on se drogue propre aux frais du
contribuable. Ancien directeur de l' Observatoire des drogues et des
toxicomanies (OFDT) JM Cotes a 233;t233; limog233; en 2011 par
Etienne Appaire, pr233;sident de la Mission interminist233;rielle de
lutte contre la drogue(Mildt), car il publiait des tribunes favorables aux
salles de shoot, contre l'avis de son Pr233;sident, contre l'avis du
gouvernement et contre l'avis certainement d'une majorit233; de
Fran231;ais. Mais si vous me demandez pourquoi l'Etat a eu cette curieuse
id233;e, de nommer comme responsable des 233;tudes de l'Observatoire
des jeux, l'ancien directeur de l'Observatoire des drogues, je vous
r233;pondrai simplement ( ce n'est pas une affaire de personne et les
comp233;tences de la personne cit233;e se sont pas ici mises en cause)
que « cela en dit long sur ce que pensaient les pouvoirs publics de
l'233;poque et la gouvernance Hollande des jeux de hasard et d'argent
».
* L'observatoire des jeux a 233;t233; cr233;e par JP Martignoni,
Marc Valleur et Christian Bucher
_____________________
Notes des annexes =
1.
Pierre P. Tremblay , « Finances publiques et jeux de hasard et
d'argent, enseignement de l'histoire et consid233;rations
financi232;res » in : Ethique Publique ( revue internationale
d'233;thique soci233;tale et gouvernementale ) n° 2, vol 5, 2003
page 86 et 90
2.
Confer notre article : Jean-Pierre MARTIGNONI-HUTIN, "Une sociologie du
gambling contemporain", (Pouvoirs, revue fran231;aise d'233;tudes
constitutionnelles et politiques, n°139, 2011, p.51-64. )
3.
« La chasse, deuxi232;me sport en France apr232;s le foot«
(le figaro du IO/9/2013)
4.
" Jeux, Joueurs, Espaces de Jeux et Formes Ludiques : sociologie de
certains jeux de hasard et d'argent (paris hippiques, loteries, machines
224; sous) Doctorat de troisi232;me cycle en sociologie (soutenue le 31
Janvier 1992 224; l'Universit233; Lumi232;re - Lyon 2) directeur :
Guy Vincent, Professeur de sociologie ; jury : Fran231;ois Laplantine,
Jean Jacques Wunenburger.
5.
« Explosion des imp244;ts locaux « Fran231;ois Davy ( les
233;chos 29/9/2016 , page 12)
6.
JP Martignoni = « Hommage 224; Fran231;ois Trucy : s233;nateur
de la R233;publique des jeux » (24 avril 2015 , 3 pages, 11 notes)
7.
(Jean-Marc Daniel « 40 ans du Loto: L'Etat est-il amoral ? 20 Mai
2016, - Good Morning Business)
8.
Pour 2/3 des fran231;ais ( 72%) c'est la vie familiale qui les rend
le plus heureux, ensuite la vie sociale (39%) et la vie amoureuse (38%)
( sondage CSA pour RCF ( le Parisien du 1° juin 2016) , «
famille je vous aime « Christine Mateus)
9.
« Euro Millions : 10 millionnaires en France cette semaine avec My
Million » (Direct Matin, 24 Novembre 2015)
9(bis) : « La FDJ a fait 235 millionnaires en 2016, selon
St233;phane Pallez ( les 233;chos.fr du 20/I/2016)
10.
« Un patron du cac 40 a gagn233; 2,24 millions d'euros en
moyenne en 2015 » ( Les 233;chos 14 avril 2016) confer
233;galement « R233;mun233;rations des patrons le fantasme
de la loi « par Laurence Boisseau ( Les 233;chos 10 septembre
2015)
11.
« Le diamant le plus cher du monde venu 63 millions de dollars
« Etienne Goetz ( les 233;chos 29 mai 2016)
12.
FDJ « Le littoral fran231;ais a tir233; la reprise du tourisme
224; l'233;t233; 2015 « ( Myriam Chauvot, les 233;chos 22
d233;cembre 2015)
13.
« Paris hippiques : le PMU perd son avantage sur le net :
l'op233;rateur s233;pare son activit233; internet de celle de ses
points de ventez suite 224; une d233;cision de l'autorit233; de la
concurrence « ( Christophe Palierse , les 233;chos 10 d233;cembre
2015)
14.
« Un nouveau chapitre s'ouvre pour les parieurs du Pmu « (
publicit233; r233;alis233;e par le PMU ( Le parisien 13/1#2/2015)
15.
Christophe Palierse : « D233;bat relanc233; sur la
fili232;re hippique : le groupe de r233;flexion Equistratis propose
7 mesures pour relancer la fili232;re « ( Les Echos 26 juillet
2017)
16.
« Coup de fouet digital 224; la FDJ « Christophe Palierse ( les
233;chos 17 mars 2016 )
17.
« La Fran231;aise des jeux r233;volutionne la distribution de ses
jeux aux points de vente « Christophe Palierse ( les 233;chos 14
avril 2016 )
18.
« jeux en ligne : l'in233;vitable consolidation » ( c.
Palierse, les 233;chos 23 septembre 2015)
19.
Communiqu233; de presse de l'arjel 27 avril 2015 = «
VISITE DE M. CHRISTIAN ECKERT, SECR201;TAIRE D'ETAT CHARG201; DU BUDGET
2; L'ARJEL : Le pr233;sident de l'ARJEL, Charles Coppolani,
a accueilli ce matin Christian Eckert, secr233;taire d'Etat charg233;
du Budget dans les bureaux de l'Autorit233; de r233;gulation des jeux
en ligne. Cette visite, quelques jours apr232;s la publication des
r233;sultats de l'enqu234;te conduite par l'Observatoire des jeux avec
l'INPES sur les pratiques de jeu d'argent et de hasard en France et sur les
taux de pr233;valence du jeu probl233;matique, a permis au ministre de
rappeler toute l'importance que le gouvernement accorde 224; la promotion
d'un jeu responsable et r233;cr233;atif, garantissant 224; nos
concitoyens une pratique mod233;r233;e, exempte de tout risque de jeu
excessif. Apr232;s avoir salu233; l'action de l'ARJEL en ce domaine,
Christian ECKERT s'est r233;joui de la prochaine ouverture du site
EVALUJEU : ouvert au public le 5 mai prochain, ce nouvel outil de
pr233;vention permettra aux joueurs -et 224; leur entourage-
d'233;valuer et de suivre leurs pratiques de jeu tout en
b233;n233;ficiant de conseils personnalis233;s, dans l'anonymat le
plus strict. A l'issue de sa visite, le secr233;taire d'Etat charg233;
du Budget a annonc233; devant la presse un ensemble de mesures sur le jeu
en ligne qui seront pr233;sent233;es dans le cadre du projet de loi
relatif au num233;rique. Plusieurs domaines seront trait233;s :
protection des joueurs -l'ARJEL pourra d233;sormais utiliser ses
donn233;es 224; des fins de pr233;vention - protection du
consommateur - un dispositif de m233;diation favorisera la
r233;solution des petits litiges- lutte contre l'offre ill233;gale - la
proc233;dure sera simplifi233;e pour gagner en efficacit233; et en
productivit233;. Enfin, une disposition permettant le partage des
liquidit233;s europ233;ennes sur les tables de poker, dans le cadre
d'accords sp233;cifiques entre l'ARJEL et d'autres autorit233;s de
r233;gulation de l'UE, sera propos233;e. »
20.
« L'Etat 233;tudie l'ouverture de casinos 224; Paris 224; la
place des cercles de jeux « ( Les Echos, MATTHIEU QUIRET 01/04/15)
21.
Finances locales « Paris : comment Hidalgo veut boucler son budget :
la maire de Paris cherche 400 millions d'euros pour 233;quilibrer ses
comptes, elle propose une hausse des droits de mutation230;et plus de PV
« !!! ( c'est nous qui ajoutons les 3 points d'exclamation )( Les
Echos du 14 octobre 2015)
22.
« Paris est aujourd'hui dans l'232;re de la sobri233;t233; ; la
maire estime n'avoir plus de marges de manœuvre financi232;res
« ( Les Echos 29 juin 2015
23.
« La frondeuse de l'h244;tel de ville : Anne Hidalgo pr233;sente
ses veux 224; la presse, elle n'h233;site pas 224; tenir la
drag233;e haute 224; F. Hollande et 224; M. Valls » » ( Le
Parisien aujourd'hui en France 26 janvier 2016, page 9)
24.
« Anne Hidalgo : la grosse dette : elle a de grandes ambitions pour
Paris mais aussi pour elle m234;me, qui font dire 224; la Cour des
Comptes, comme ses d233;tracteurs qu'elles d233;passent ses moyens
» (Le canard enchain233; n° 4989, 8 juin 2016)
25.
«
Paris: Anne Hidalgo pas enchant233;e par un retour des casinos dans la
capitale » ( 20 minutes.fr , 26/5/2015)
26.
Nous souhaitons profiter de cet article pour rendre un dernier hommage
224; Kirk Kerkorian disparu en 2015. Le « roi de Las Vegas »
poss233;dait la moiti233; des chambres du « strip » et les
h244;tels casinos les plus prestigieux de la cit233; du p233;ch233; : Caesar Palace Bellagio, Mirage,
Mandala Bay, Luxor, Circus Circus230; .« Ce b226;tisseur aux
multiples passions « ( voiture, cin233;ma) a commenc233; sa
carri232;re 224; sin city d232;s 1962, il est mort 224; 98
ans avec une fortune estim233;e 224; 4,2 milliards de dollars ( extrait
de l'article de Lucie ROBEQUAIN qui a consacr233; un portait 224;
« cet amoureux du risque » dans Les Echos - bureau de New-York -
du 17 juin 2015)
27.
L'Etat renonce 224; ouvrir rapidement des casinos 224; Paris (Denis
Cosnard , Le Monde 233;conomie 11/6/2015)
28.
Touristes : vers une ann233;e record pour Paris et l'Ile de France «
Dominique Malecot ( les 233;chos 23 aout 2017,page 15)
29.
« Anne Hidalgo s'attaque au statut de Paris « ( Le Monde 23
septembre 2015, page 7)
30.
Confer notre article : JP Martignoni : « Bingo, Loto traditionnel... :
un jeu populaire qui sera d233;sormais dans les casinos Fran231;ais
»
(5 pages, 14 notes, F233;vrier 2016 , publi233; sur lescasinos.org
du 9 f233;vrier 2016) confer 233;galement *
«Autoris233; dans les casinos, le bingo d233;barque ce soir au
Lyon Vert » (Le Progr232;s, 6 f233;vrier 2016, 1-14) ;* «
Quand Partouche revoit la strat233;gie de ses casinos : le potentiel du
bingo »( Challenges, 29-01-2015) ;
*« Le Bingo se r233;pand dans les casinos de France » (
ladepeche.fr du I8/1/2015) ; * « Le groupe Partouche lance
officiellement le Bingo dans ses casinos (lepoint.fr,11/12/2015 )
31.
Confer : « Les loteries royales dans l'Europe des Lumi232;res
1680-1815 par «
Marie-Laure Legay
(
Histoire et civilisations
, 2014, Presses Universitaires du Septentrion, 172 pages ) Extrait = »Un «239;imp244;t sur les imb233;ciles239;», une «239;friponnerie239;», un «239;jeu cruel239;», un «239;fl233;au invent233; par le despotisme 239;
»230; Les hommes des Lumi232;res n'avaient pas de mots assez
durs pour d233;noncer la loterie royale, une institution que tous les
201;tats europ233;ens ont mis sur pied au XVIIIe si232;cle. Les
souverains encourageaient donc la passion du jeu, l'oisivet233;, et
captaient sans vergogne l'233;pargne de leurs sujets
239;
? Faire croire que l'on gagne, tandis que l'on perd toujours,
n'233;tait-ce pas le propre d'un 201;tat corrompu
239;
?232;Ou bien doit-on plut244;t consid233;rer la loterie royale
comme un outil d'ing233;nierie financi232;re, le fruit d'une
nouvelle rationalit233; publique
239;
? La loterie est incompatible avec le secret de la finance, encore
d233;fendu par les doctrines absolutismes du pouvoir. Son succ232;s
s'appuie n233;cessairement sur les gazettes, la publicit233;, la
transparence, tant de la roue de la fortune hiss233;e sur une
estrade, que des comptes, car tout soup231;on de fraude doit
234;tre 233;cart233;. Pour la premi232;re fois, l'201;tat
s'expose 224; ne pas perdre la confiance du public. Les «
239;
calculateurs
239;
», - des plus savants, comme d'Alembert ou Condorcet, aux plus
aventuriers comme le jacobite John Glover ou le v233;nitien Giacomo
Casanova -, proposent des m233;thodes de gains qui garantissent un
revenu permanent, tandis que la croissance du XVIIIe si232;cle permet
le d233;veloppement de l'233;pargne populaire. Voici donc que le
hasard, combin233; 224; l'abondance, g233;n232;re un revenu
public, un fonds de tr233;sorerie que tous les souverains convoitent.
»
32.
« Pouss233; par une tr232;s active publicit233;
t233;l233;vis233;e, les slogans du Loto sont pass233;s dans la
m233;moire collective : "Le Loto, c'est facile, c'est pas cher et
231;a peut rapporter gros" (1985) ou le "Loto, 100% des gagnants ont
tent233; leur chance" (1991).
» (« 30 ans et toujours le grand jeu » Eric Lecluyse
19/05/2006 , l'express.fr)
33.
Nous avons analys233; - il y a quelques ann233;es* - 224; partir de
statistiques Insee sur une longue p233;riode, la g233;ographie ludique
nationale et ses corr233;lations. Ces chiffres d233;voilent que les
r233;gions qui jouent le plus (la corse par exemple) 233;pargnent le
moins et inversement les r233;gions adeptes du livret A ( l'auvergne par
exemple) jouent peu. Ces statistiques ludiques confortaient par ailleurs le
sens commun de la « figure 233;conome des auvergnats »,
confirm233;e r233;cemment par une 233;tude de la Banque de France
(Olivier Decarre : « Les auvergnats et les alsaciens 233;pargnent
plus que les corses et les picards » ( boursier.com 23/2/2015).:
*(JP Martignoni : " Faites vos jeux: notes historiques et statistiques
sur les jeux de hasard et d'argent contemporains" ( Regards
Sociologiques n° 8, 1994, 57-75.) Martignoni, J.-P. (1993). JP
Martignoni : " Faites vos jeux : essai sociologique sur le joueur et
l'attitude ludique "( Paris, L'Harmattan, novembre 1993, collection
Logiques Sociales, 283 p.)
Sur les DOM/TOM signalons que les gagnants de My Million indiquent
indirectement que proportionnellement ces r233;gions fran231;aises sont
tr232;s joueuses. A moins de consid233;rer que nos compatriotes d'outre
mer sont b233;nis des Dieux ou que la FDJ a export233; son concept d'al233;atoire pr233;pond233;rant dans ces territoires
« 130 personnes sont devenues millionnaires et ont re231;u leur
ch232;que depuis le mois de f233;vrier 2014. Parmi ces gagnants, 8
joueurs viennent des DOM-TOM 6 R233;unionnais, un Polyn233;sien »
(Le nouveau jeu de la FDJ fait un nouveau millionnaire 224; La
R233;union » ( France tv indo.fr 1/12/2014) Confer 233;galement
l'histoire de ce joueur 224; Saint Pierre sur l'ile de la R233;union
qui a gagn233; 1 million d'euros : «
La Fran231;aise des jeux a retrouv233; le gagnant du ch232;que
d'un million
»(ir233;union.com 31 mai 2016
34.
Litt233;ralement « cloches de la libert233; », synonyne de
machines 224; sous aux ETUN. La g233;niale invention de Charly Fey - le
bandit manchot - est appel233; 233;galement slot machine, fruits machine. Confer Martignoni, J.-P. (2000) : "
Ethnosociologie des machines 224; sous :
que le hasard vous serve mais pr233;parez-vous 224; l'accueillir
" (Paris , L'Harmattan, mai 2000, collection Logiques Sociales) Confer
233;galement : Martignoni, J.-P. « Bandits Manchots et Machines
224; sous. Le bruit et les couleurs de l'argent », ( Socio-anthropologie 13 | 2003,
http://socio-anthropologie.revues.org/176). Confer en outre un documentaire
consacr233; 224; Charly Fey sur ARTE, en juillet 1997 ou John
Woodrum, propri233;taire de casino 224; Las Vegas pr233;cise sur les
machines 224; sous : «
Ce que nous offrons aux joueurs c'est l'occasion de devenir riches avec
une petite mise. Il y a un vieux dicton dans notre milieu qui dit : Si
tu as de l'argent tu es quelqu'un, si tu as une fortune tu es le plus
grand, le riche s'enrichit et le pauvre a lui aussi ses chances de
gagner »
35.
En mai 2016 il y avait en France 23036 machines 224; sous et vid233;o
poker « install233;es » pour 28 725 machines «
autoris233;es »
36.
« N233; en 1983, le Tac O Tac a connu un succ232;s imm233;diat
et le slogan publicitaire du jeu "une chance au grattage, une chance au tirage", devint rapidement
une expression populaire. Progressivement concurrenc233; par les autres
jeux de grattage de la FDJ, le Tac O Tac fut finalement arr234;t233; en
2008. La FDJ l'a ressuscit233; en 2013. La nouvelle formule du jeu (3
euros) comporte deux tickets vendus ensemble. Le premier ticket "une chance
au grattage" permettra de gagner de 5 euros 224; 50.000 euros, selon le
nombre de symboles d233;couverts. Le second ticket "une chance au tirage"
permet, en cas de d233;couverte des six bons num233;ros, de gagner
jusqu'224; 50.000 euros (une chance sur 3.838.380). Le joueur peut
effectuer le tirage de ce second ticket soit directement sur le terminal du
d233;taillant, soit en se connectant sur le site mon-gain.fr sur
internet ou depuis son t233;l233;phone mobile ou sa tablette ».
(« source : « La Fran231;aise des Jeux fait rena238;tre le
Tac O Tac »(LEXPRESS.fr 11/09/2013 )
37.
«
Le palmar232;s secret des artistes du bouclier fiscal : Bercy a
dress233; la liste des 50 contribuables qui ont
b233;n233;fici233; en toute l233;galit233; d'un abattement de
90 % sur leur ISF « ( Le canard enchain233; n° 4989 du 8
juin 2016)
38.
C'est le caract232;re inflationniste des imp244;ts augmentant sans
cesse, leur cot233; confiscatoire que nous condamnons, non le
principe m234;me de la fiscalit233;, n233;cessaire pour ne pas
nous retrouver dans une situation « 224; la grecque ».
39.
« Le grand blues des classes moyennes « (L'argent des
fran231;ais, Les Echos cahier sp233;cial 24 juin 2015
40.
« L'id233;e que « trop d'imp244;t tue l'imp244;t » ou
que « le taux mange l'assiette » est ancienne. Des
233;conomistes lib233;raux avaient d233;j224; men233; une
r233;flexion sur ce ph233;nom232;ne, comme A. Smith qui
sugg233;rait le ph233;nom232;ne en 233;crivant :
« L'imp244;t peut entraver l'industrie du peuple et le
d233;tourner de s'adonner 224; certaines branches de commerce ou de
travail »
; et surtout JB Say qui concluait «
qu'un imp244;t exag233;r233; d233;truit la base sur laquelle il
porte
» L'233;conomiste fran231;ais poursuit en pr233;cisant:
"Par une raison contraire, une diminution d'imp244;t, en multipliant
les jouissances du public, augmentent les recettes du fisc et fait voir
aux gouvernements ce qu'ils gagnent 224; 234;tre mod233;r233;s.
" Il revient 224; l'233;conomiste am233;ricain Arthur « Laffer
» 224; la fin des ann233;es 70, d'avoir tent233; de
th233;oriser ce qu'il nommait « l'allergie fiscale », et de
l'avoir popularis233;e 224; l'aide de la courbe qui porte son nom .
» la courbe Laffer ( source Wikip233;dia l'encyclop233;die libre,
mai 2016. )
41.
« Face 224; la crise les fran231;ais ont chang233; leur
fa231;on de d233;penser « : 1/ l'habillement, l'automobile, les
loisirs souffrent, les d233;penses contraintes progressent ;
L'investissement des m233;nages restent le talon d'Achille de la reprise
« ( Les Echos, 15 juin 2015, page 4)
42.
« Pourquoi les fran231;ais s'enrichissent moins vite « par
Edouard Lederer (L'argent des fran231;ais, Les Echos cahier
sp233;cial 24 juin 2015)
43.
« Le gouvernement se r233;sout 224; une baisse historique du
livret A « ( Les Echos 21 juillet 2015)
44.
A titre d'exemple 5000 euros plac233;s pendant un ann233;e
compl232;te sur un livret A rapporte d233;sormais 37,5 euros !!! et
encore 224; condition de ne jamais les retirer peu ou prou.
Scandaleux
45.
« La baisse du taux du livret A : une bonne nouvelle court terme pour
les banques ( « Livret A : le d233;samour des 233;pargnants devait
durer « Les Echos 22 juillet 2015)
46.
« Sur 12 mois le montant de la d233;collecte s'233;tablit 224;
10,9 milliards d'euros ( « Malgr233; l'inflation faible, le livret A
laisse filer les d233;p244;ts « ( Les Echos du 24 juin 2015 »
47.
« Le livret A reprend des couleurs avec une 3° collecte positive
»( Les Echos 22 juin 2016)
48.
« Le livret A garde la cote malgr233; son taux bas » (Solenn
Poulennec, les Echos du 23aout 2017, page 1 et 19)
49.
« les Fran231;ais consomment autrement « Guillaume de
Calignon (L'argent des fran231;ais, Les Echos cahier sp233;cial 24
juin 2015)
50.
JP Martignoni = Le Powerball
: un ph233;nom232;ne social qui devrait donner 224; penser aux «
politiques » »
» ( 9 pages, 27 notes, mars 2016 , publi233; sur lescasinos.org
du 29 mars 2016,Casinos Legal France du 1/4/2016
----------
-
*craving : « concept » ( ?) toujours libell233; en
anglais 231;a fait plus savant, plus scientifique, plus
international - les guillemets sont de rigueur - forg233; par les
addictologues230;.. ou par des joueurs perdants !! qui
indiquerait une « envie folle, irr233;pressible de jouer
». Nous sommes l224; au cœur de
l'233;pist233;mologie de la recherche sur les JHA. Le chercheur
doit interroger le joueur mais prendre du recul pour tenir compte
de l'objectivation de sa pratique. Il est clair qu'avec de tels
concepts les addictologues de tous les pays d233;responsabilisent
compl232;tement les joueurs. Certains souriront en disant c'est
pas bien grave. A voir car dans d'autres domaines cette
pathologisation et cette juridisisation des comportements,
bas233;e uniquement sur les dires du patient appara238;t
v233;ritablement criminel. Il y longtemps qu'une partie des
psychiatres, des avocats et des juristes se sont donn233;s la
main pour, pr233;servant leurs int233;rets financiers et
professionnels, assurer que les criminels avaient une « envie
folle et irr233;pressible de tuer » et ne sauraient donc
aller en prison ou alors quelques ann233;es seulement230; il
faut bien pr233;server la continuit233; du business des avocats
et des experts psychiatres. Les familles des victimes sont
m233;pris233;s quand elles ne sont pas insult233;s par le
syndicat de la magistrature. Quand aux victimes elles se retournent
dans leur tombe face 224; un l'ignominie d'un tel syst232;me
courant dans les pr233;toires et les cours d'assise appara238;t
crIl doit chercher les
ternational 21 novembre 2013)arc »du Loto: L'Etat est-il amoral ?
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