La série continue, nouveau rebondissement dans le dossier du casino de Berck. Le groupe Partouche est désormais sommé par la justice administrative de remettre les clés du bâtiment à la municipalité avant jeudi soir à minuit, sous peine de lourdes sanctions financières.
Saisi par la ville, le tribunal administratif de Lille a durci le ton ce lundi 12 janvier. Constatant que la décision rendue en décembre n’a toujours pas été appliquée, le juge a porté l’astreinte journalière de 500 à 2 000 euros en cas de nouveau retard. Une somme qui s’ajoutera tant que le bâtiment ne sera pas restitué.
Partouche conteste et joue la carte judiciaire
Pour justifier ce blocage, les avocats du groupe Partouche estiment qu’il n’y a pas d’urgence à quitter les lieux. Ils ont engagé une autre procédure, cette fois devant le tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer, afin de faire valoir un droit de propriété sur l’édifice. Une première audience, non publique, est prévue ce mercredi après-midi. En parallèle, la ville de Berck a sollicité l’intervention de l’État pour récupérer le bâtiment, mais le concours de la force publique n’a, pour l’instant, pas été accordé par la préfecture.
Un casino déjà attribué à un nouvel exploitant
Pour rappel, la justice administrative a confirmé en décembre que le bâtiment devait revenir à la commune après 34 années d’exploitation par la société Jean Metz, filiale du groupe Partouche, conformément à une décision du Conseil d’État rendue en juillet dernier. La municipalité a depuis attribué l’exploitation du casino à un nouveau délégataire pour une durée de douze ans. Les 39 salariés ont tous été repris et sont actuellement en formation. Le groupe Partouche, de son côté, avait choisi de ne pas candidater.
D’ici jeudi minuit, la balle est donc clairement dans le camp de Partouche. Faute d’exécution rapide, la facture pourrait rapidement s’alourdir.
(source : radio6.fr/Nicolas MEROU)